La kinésiologie musicale ou le plaisir de jouer sans stress

par Mireille Natanson musicienne et kinésiologue

Science de l’énergie et du mouvement, la kinésiologie est connue en France et en Suisse depuis plusieurs années. Ses applications sont multiples dans les domaines de l’éducation, de la santé et du sport. Elle propose une nouvelle approche de la relation entre le corps et les émotions et une méthode douce très efficace contre le stress.
Aux musiciens amateurs et professionnels, à tous ceux qui apprennent et pratiquent la musique, la kinésiologie musicale propose des réponses aux difficultés rencontrées dans leur travail quotidien.

 

Une réponse au stress des musiciens

A partir de leur expérience de musiciens professionnels, Rosina Sonnenschmidt et Harald Knauss ont eu l’idée de créer en Allemagne une branche spécifique de la kinésiologie, destinée plus particulièrement aux musiciens qui cherchent à retrouver leur énergie.
Le stress des musiciens reste le plus souvent inconnu du public, mais il est présent à tous les niveaux de leur formation et de leur carrière, si l’on considère les exigences des parents, des professeurs, de la concurrence et la nécessité d’une longue pratique quotidienne d’un instrument. Les blocages énergétiques qui en résultent (trac, difficultés respiratoires ou musculaires, manque de motivation, frustration, perte de contact avec le public) ne sont pas pris en compte efficacement dans la formation des musiciens.
La kinésiologie musicale est avant tout un outil créatif, utilisant les couleurs, les symboles, le mouvement, les sensations et les émotions pour rééquilibrer l’énergie et atteindre à l’épanouissement personnel.

 

Une méthode douce

En kinésiologie musicale, on utilise les outils techniques de la kinésiologie générale : le test musculaire, l’intégration des hémisphères cérébraux et l’équilibration énergétique.

  • Le test musculaire est le principal outil d’investigation de la kinésiologie, il sert à détecter les blocages. On teste la réaction d’un muscle (par exemple le deltoïde antérieur) à un stress précis, c’est le corps qui répond par un muscle fort (pas de stress) ou faible (facteur de stress). Il permet aussi de déterminer les corrections nécessaires.
  • L’intégration des hémisphères cérébraux est nécessaire pour un apprentissage aisé, elle est la base de la kinésiologie éducative. Elle s’obtient par des exercices d’intégration (par exemple les mouvements croisés) qui facilitent la coordination entre les facultés analytiques du cerveau gauche et les facultés créatives du cerveau droit.
  • L’équilibration énergétique s’effectue au niveau corporel (équilibration des méridiens) et émotionnel (réduction du stress par la visualisation). Elle permet de regarder un problème sous une autre lumière et de trouver de nouveaux choix pour de nouvelles solutions.

Un dialogue énergétique

La kinésiologie musicale se pratique en groupe, lors de stages d’initiation et de formation, ou en séance individuelle. C’est d’une part un dialogue énergétique entre le kinésiologue et le musicien, et d’autre part une écoute professionnelle et personnalisée des problèmes spécifiques du musicien. Le kinésiologue ne se considère pas comme un thérapeute, il aide le musicien, en testant les blocages et en appliquant les techniques de correction nécessaires, à trouver en lui-même la réponse à ses problèmes. Cette réponse est individuelle, ce n’est pas une recette que l’on peut apprendre dans un livre !

 

Un outil de formation

La kinésiologie musicale est également un outil de formation pour les enseignants qui veulent sortir de la routine et découvrir de nouvelles voies d’accès à la musique. Ayant fait eux-mêmes en groupe l’expérience de cette nouvelle technique, ils pourront ensuite l’utiliser dans leur enseignement. En effet, les difficultés que rencontrent les élèves (trac avant les auditions et les examens, perte de contact avec leur instrument, chute de motivation) sont souvent d’ordre énergétique et susceptibles d’être améliorées par des exercices appropriés.
Ces exercices sont à la fois simples et efficaces, ils sont bien acceptés par les élèves, car ceux-ci ont la possibilité d’expérimenter immédiatement leurs effets positifs : par exemple comment jouer la musique avec des couleurs différentes et observer les différences au niveau de l’interprétation.

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